Le sens de la crise

 

 

Et soudain, mon feu s’est éteint et je n’étais plus rien.

Alors que je semblais rayonner ma lumière, je n’étais pas aussi spectaculaire.

Si bien que ma santé s’est mise à flancher, une tumeur est venue la contrarier.

Alors, mon égo s’est mis au repos sans que ça me fasse vraiment défaut,

et je compris que pour créer à nouveau, il me fallait d’abord nettoyer mon eau.

 

Et soudain, mon eau débordait et mes émotions remontaient.

Alors que je semblais si tranquille, je n’étais pas aussi limpide.

Mais mon ventre, lui, s’en est souvenu dans son antre si tendue.

Alors, j’ai écrit mes mémoires endolories, restées encore évanouies

et je compris que pour soigner mes blessures amères, je devais d’abord soigner ma terre.

 

Puis soudain, ma terre a tremblé et mes besoins se sont mis à crier.

Alors que je semblais me tenir debout, je n’étais en fait qu’à genoux.

Et tous mes os ont crié gare pour ne pas que je m’égare.

Alors, j’ai commencé à écouter les messages de mon corps,

et je compris que c’était mon ami si je ne faisais qu’un avec lui.

 

Enfin, mon air est devenu irrespirable tellement je me sentais responsable.

Alors que je pensais respecter mes valeurs, je comprenais que c’était un leurre.

Puis mon esprit s’est envolé pour chercher de nouvelles idées.

Alors, j’ai compris que pour prendre de la hauteur,

il me fallait plonger dans mon intérieur.

 

Ainsi née la fin d’un cycle, ainsi née une nouvelle musique.

C’est dans un moment de connexion à toutes ses sensations

qu’émergent les sentiments les plus profonds.

Et c’est dans un moment de solitude,

que revient alors une douce quiétude…

 

Toute crise est positive

 

« Ma crise » est arrivée juste après l’annonce de ma tumeur au sein, à 46 ans. Alors que j’avais trouvé un équilibre de vie, bien installée, mariée depuis 28 ans, un fils aimant et aide soignante depuis un certain temps. Quoi demander de plus ? et pourtant, j’étais loin de ma liberté …

Souvent, la crise arrive soudain, sans crier gare. Mais en fait, quand on observe bien, on ressent qu’elle n’était pas si loin…

Cette crise fait souvent l’objet d’une remise en question. Elle vient bousculer exprès nos idées, nos pensées arrêtées. Elle n’est jamais là par hasard et arrive toujours au bon moment. Au moment propice où les doutes, les faiblesses, les fragilités sont à leur comble pour nous faire trébucher jusqu’à tomber. Car ce n’est qu’à cet instant où on mesure pleinement tout son vibrant.

Elle peut durer dans le temps, mais peu importe, car ce qui est important, c’est son intensité. Car plus elle est intense, plus on se souviendra d’elle et de ce qu’elle est venue nous enseigner. Car bien évidemment, cette crise est un message pour nous même. Elle marque en général une fin, un tremplin vers un changement, un nouvel essor, une nouvelle conscience.

Car il s’agit bien de sa nature dont la crise est venue nous parler. Étions nous alors en résonance avec elle ? Étions nous en résonance avec nos aspirations profondes ? Étions nous en résonance avec ce qui nous entoure ? Étions nous en résonance avec nos croyances ? Étions nous en résonance avec nos actions ?etc… Voilà de quoi débattre, se débattre !

 

Lâchez prise pendant la crise

 

Mais cette « crise » est souvent mal perçue voire même rejetée alors qu’elle n’est que bienfaisante. Car souvent, il nous faut d’abord détruire pour reconstruire. La destruction n’est pas forcément négative quand elle devient un besoin. On peut aussi la considérer comme un nettoyage de ce qui n’a plus lieu d’être comme des anciens schémas, des anciennes croyances, des anciennes relations, un ancien métier, etc… Vivre pleinement sa crise sera l’oeuvre de l’amour de soi. En effet, plus on a de l’estime pour soi et plus on embrassera sa crise car on saura qu’elle nous apportera encore plus de potentiels, de compréhensions sur nous même, de changement bienfaisant.

Et c’est comme tout, plus on va se laisser emporter dans toutes nos sensations et plus la « crise » se fera brève et efficace. Car c’est dans le lâcher prise, dans la non volonté, dans le non faire que la crise délivrera tous ses messages. On a juste à se laisser bercer, secouer, transbahuter tel un navire en pleine tempête qui suit inlassablement les vagues jusqu’à ce qu’elles se calment. Et il ne servira alors à rien de résister devant une telle force de la nature …

 

Place à la gratitude

Une fois la « crise » passée, de nouvelles consciences émergent. C’est peut être encore pas tout à fait clair mais on voit le bout du tunnel et la lumière. On se sent souvent vidé après, fatigué mais tellement rassuré. Rassuré déjà qu’elle soit passée, rassuré de se sentir plus serein, rassuré d’être vivant, rassuré d’avoir entendu les messages. On en ressort toujours grandi, et même au long terme, épanoui, si on suit notre véritable lumière, celle qui doit rayonner sur terre.

Et tout naturellement, on remercie la vie qui nous guide vers notre chemin, même si c’est douloureux, même si c’est illogique, même si c’est injuste pour nous. Car cet esprit rationnel sous estime la vie même. Car la Vie est, la création est, sans aucune rationalité.

 

Prenez bien soin de vous,

Laurence

Recevez en cadeau 3 clés essentielles pour vous aider à prendre LA bonne décision dans n'importe quelle situation !

En vous inscrivant, vous recevrez des conseils bien être et chaque nouvel article directement dans votre boite Email.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.